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La révolte des Internautes?

Posted by Martin Campeau | Posted in Général | Posted on 09-09-2009

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Il y a eu plusieurs révolutions depuis le début des temps, en fait, des centaines et des centaines :

Il y a plus de 2000 ans, la révolution de la Gaule Celtique, massacrée par Jules Césars.

En 1434. la révolution des fermiers et miniers Suédois contre les Danois.

En 1640, la révolution des Portugais contre l’Espagne.

En 1848, la révolution Hongroise.

En 1905, la révolution (ratée) des Bourgeois-Libéraux contre le Tsar Nicholas II en Russie

Et maintenant en 2009, il y a la révolution des Internautes contre les journalistes sportifs Québécois.

Les journalistes sportifs au Québec sont, depuis longtemps, considéré comme les grands connaisseurs de sports parmi la masse. Il existe une loi non-écrite dans le journalisme qui dit qu’on ne doit pas critiquer ses confrères. C’est vraiment malheureux. Ces journalistes sportifs bénéficiaient par le passé d’une certaine immunité contre la critique, étant donné qu’il fallait être vraiment motivé pour écrire une lettre au journal (ou au journaliste) et l’envoyer par la poste sans vraiment savoir si le journaliste allait la lire. Et même si cette lettre se rendait jusqu’au bureau du journaliste, c’était entre le lecteur et lui, pas au sus et vu de tous.

Depuis l’avènement des blogues et des journaux en ligne, c’est beaucoup plus facile de critiquer et remettre en question les écrits des journalistes. Même si certains écrivent des commentaires sans laisser leur vraie identité, la majorité vont même jusqu’à inscrire leur courriel pour démontrer qu’ils n’ont pas peur de leurs opinions et ainsi prouver qu’ils ne se cachent pas derrière un pseudonyme.

Depuis quelques mois, je remarque une augmentation accrue des confrontations entre « l’élite journalistique Montréalaise » et « le peuple ». Je remarque aussi une grande amélioration des textes (ou critiques) des Internautes. Pas seulement des insultes mais bien des textes clairs et précis avec des faits et des statistiques à l’appui.

La remarque qui revient régulièrement dans les commentaires suites à un texte est que les Internautes accusent les journalistes d’avoir une dent contre l’organisation du CH et surtout Bob Gainey. Ils remettent en cause le travail de recherche du journaliste, ils trouvent que les textes manquent de contenus et tombent dans la facilité. Je suis d’accord avec ces propos. C’est de moins en moins intéressant de lire les textes francophones et je dois avouer que je me tourne de plus en plus vers les textes des commentateurs et experts anglophones comme Pierre Lebrun (un francophone qui écrit en anglais pour le compte d’ESPN), Bob McKenzie, Darren Dregger et certains autres. Les opinions ne sont pas biaisées par la haine et on ne fait pas mention à tous les textes que le CH manque de joueurs francophones. Et croyez moi lorsqu’ils critiquent (et ça arrivent), ils le font avec objectivité et en se basant sur des faits.

Les journalistes de l’ancienne garde, Réjean Tremblay et Bertrand Raymond entre autre, trouvent de drôles façons de réagir lorsqu’un de leurs textes est contesté. Réjean les traitent de « Fefans » à tour de bras Bertrand Raymond les accusent de ne pas savoir lire et écrire !

Que c’est élégant !

Pour prouver mon point, je vous invite à lire l’apothéose de ce conflit, en consultant ces deux articles de Bertrand Raymond et un du non-moins subtil Martin Leclerc (n’est-ce pas lui le responsable de la ‘’job de bras’’ contre Claude Brochu alors que les vrais coupables, c’était les incompétents hommes d’affaires de Québec Inc. dans l’histoire de la vente des Expos ?). C’est surtout les commentaires des Internautes qui sont intéressants, sans parler de l’exquise réplique de Bertrand Raymond dans son blogue suivant qui fait suite aux commentaires :

Article de Bertrand Raymond

Sa réplique suite aux commentaires des Internautes

Texte de Martin Leclerc

Les lecteurs en ont assez de se faire traiter comme des incultes et des illettrés. Les journalistes comme Tremblay et Raymond tombent de plus en plus dans la facilité. Au lieu de nous livrer les mêmes textes négatifs depuis des lunes, un peu de recherche ne ferait pas de tord. Et à force de planter continuellement le CH, vous en perdez votre crédibilité et votre haine envers l’organisation se fait sentir sans aucune subtilité. Les lecteurs ne demandent pas de la partisannerie et des textes à l’eau de rose, mais bien un peu d’objectivité.

Blâmer Bob Gainey parce qu’il n’a pas rappelé Alex Tanguay ou bien parce qu’il n’a pas passé plus de 2 minutes avec Denis Gauthier, c’est chercher des bibittes où il n’y en a pas. J’aime mieux un Directeur-Gérant impoli et sans tact qui parle à des joueurs qu’il tente de signer au lieu d’être gentil à quelques Québécois qui ne peuvent pas se trouver du travail ailleurs. Faire miroiter le fait que ce même Gauthier serait prêt à jouer à Montréal pour 850 000$ alors qu’aucune équipe de la LNH ne lui a même offert un contrat de la ligue Américaine, c’est prendre les lecteurs pour des imbéciles.

Je crois que Rejean Tremblay plus particulièrement est très amers du fait qu’il n’a plus droit aux traitements des vedettes comme dans le temps. Ne plus voyager dans le même avion confortable du CH et ne plus couvrir la F1 avec ses buffets et son champagne haut de gamme. Triste !

Difficile aussi pour ces journalistes d’êtres pertinents lorsque vous raconter les mêmes histoires dans votre journal, à la télévision et à la radio. Plus vous racontez des âneries, plus vous avez tendance à les croire. Une radio comme CKAC et un poste comme RDS survivent grâce au CH. Amusez-vous à calculer le nombre d’heure de couverture du CH à RDS lorsque la saison va débuter, c’est hallucinant ! Je n’écoute presque plus CKAC parce que les intervenants (sauf Dany Dubé) sont d’une platitude légendaire. Mais hier en fin de journée, pendant une pause commerciale à Team 990 et l’excellent Mitch Melnik, je suis tombé sur une conversation de 5 minutes entre Michel Villeneuve, Ron Fournier et Michel Bergeron. Et bien en 5 minutes, Bergeron a réussi à parler de Peter Stastny, Dale Hunter et Maurice Fillion. Non mais, assez c’est assez !

Souvenez-vous de l’épisode Mario Tremblay où ces deux mêmes scribes avaient jurés qu’ils feraient la vie dure à l’entraîneur du CH parce qu’il ne leur donnait pas la priorité sur les autres journalistes. Tiens, tiens, encore les deux mêmes. Ils sont des divas du journalisme qui n’acceptent pas d’être critiqué par la masse. Malheureusement, les plus jeunes journalistes qui côtoient les Tremblay et Raymond de ce monde semblent obnubilés par leur présence et surtout leur statu. Ils les idolâtrent. Je vois malheureusement de plus en plus de journalistes qui suivent les traces dépassées de ces deux dinosaures et vomir sur tout ce qui est populaire.

A qui la faute ?

Les journalistes doivent créer des textes à la chaîne. Avec la forte compétition, il y a tellement de chroniqueurs, journalistes et blogueurs que pour être intéressant, ils s’en remettent à des « sources » qu’ils ne peuvent dévoiler, pour critiquer et démolir. Ces journalistes doivent s’ajuster au fait que les lecteurs ne les laisseront pas s’endormir et nous réchauffer les mêmes histoires à chaque année. Ce n’est plus comme avant où ils pouvaient écrire un texte sans en subir les répercussions.

Allez messieurs, un petit effort, un peu de recherche et un peu d’objectivité !

Et ce n’est pas parce que quelqu’un écrit bien et sans fautes qu’il est intéressant et pertinent !